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De l’eau potable pour le Bénin

Eau pour l’Atakora
Solutions locales et biologiques pour l’accès durable à l’eau potable

1. Contexte élargi

Dans la région de l’Atakora, au nord-ouest du Bénin, la pénurie d’eau potable pendant la saison sèche est aggravée par la dégradation des sols et la disparition progressive des zones humides. Pendant cette période, les populations rurales — notamment dans les communes de Koussoukoingou, Boukoumbé, Tanguiéta et Natitingou — n’ont souvent accès qu’à des marigots et points d’eau stagnants, sources de maladies hydriques graves (diarrhées, choléra, bilharziose).

Les forages motorisés et les châteaux d’eau ont montré leurs limites : coût d’entretien élevé, manque de pièces détachées et inadaptation au relief rocheux. Or, plusieurs initiatives dans le Sahel, en Inde ou en Amérique latine ont prouvé qu’il est possible de collecter les eaux pluviales, pendant la saison des pluies, d’obtenir une eau saine grâce à des procédés naturels, combinant plantes dépolluantes, micro-organismes bénéfiques et circulation gravitaire de l’eau. Le projet vise donc à recenser, adapter et expérimenter ces approches phyto-biologiques et biomécaniques low-tech, co-construites avec les communautés locales.

2. Partenaires du projet

Le projet repose sur une coopération franco-béninoise structurée autour des partenaires suivants :

  • EPPIS-France, ONG française porteuse du projet : coordination, recherche de financements, communication.
  • Entreprise de bio-agronomie de Ouidah, dirigée par M. Adjé Chabi : expertise en sols, agroécologie et filtration naturelle.
  • Association La perle de l’Atacora (Koussoukoingou, Atakora), présidée par M. M’po Parfait PORIMATE : identification des villages, mobilisation communautaire.
  • Association Wadagbé-Cœur Humaniste (Abomey-Calavi), dirigée par M. Mandaa Constant SESSI : appui logistique et institutionnel.
  • EPF – École d’ingénieurs (Arcueil-Cachan) : 4 à 6 apprentis ingénieurs, suivi technique et scientifique, qui pourront effectuer leur mission à l’étranger sur le terrain.
  • Laboratoire béninois de microbiologie et qualité de l’eau : analyses et validation des expérimentations, à définir
  • Etudiants de la faculté de biologie de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’université de Natitingu
  • Autres à identifier

3. Objectif général

Contribuer à l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales de l’Atakora en identifiant et testant des solutions techniques et communautaires adaptées au contexte local.

Objectifs spécifiques

  1. Identifier et classifier les solutions naturelles d’épuration et de potabilisation (plantes filtrantes, graines de Moringa, filtres à charbon végétal, lagunage naturel, sédimentation par gravité, …).
  2. Évaluer la faisabilité locale : disponibilité des espèces, savoir-faire communautaire, entretien et efficacité.
  3. Concevoir un ou deux dispositifs hybrides combinant procédés biologiques et biomécaniques simples.
  4. Tester ces dispositifs dans 2 à 3 villages pilotes de l’Atakora.
  5. Former des artisans de l’eau locaux capables de reproduire et entretenir les systèmes, en collaboration avec les étudiants de l’école de Natitingu, partenaire.
  6. Diffuser ces procédés dans toutes les zones connaissant un déficit d’eau potable

4. Typologie des solutions étudiées

a) Solutions phyto-biologiques

  • Filtration naturelle par plantes dépolluantes : typha, papyrus, Canna indica, etc.
  • Floculation par graines de Moringa oleifera.
  • Filtration par biochar et sable actif.
  • Utilisation de plantes hyperaccumulatrices (vétiver, citronnelle, bananier).
  • …

b) Solutions biomécaniques low-tech

  • Réoxygénation gravitaire en cascade.
  • Pompage manuel assisté par inertie.
  • Condensation et récupération de rosée (type Warka Water).
  • Systèmes combinés de décantation gravitaire et filtration biologique.

c) Autres solutions :

De nombreuses associations, dans le monde, développent des solutions qui peuvent convenir à la situation de l’Atakora. Il convient d’en faire le recensement et de contacter les dirigeants pour envisager des partenariats en vue de former un groupe d’agriculteurs et d’artisans à la production de ces solutions.

5. Méthodologie

Phase 1 – Étude documentaire : Revue des technologies naturelles d’eau et élaboration d’une grille multicritère. (3 mois)

  • Revue des innovations : filtres à bio-sable, filtres céramiques, systèmes “Warka Water”, condensation de rosée, pompes à énergie solaire, puits à recharge lente, etc.
  • Identification des critères : coût, matériaux disponibles localement, maintenance, résilience climatique, acceptabilité sociale.
  • Élaboration d’une grille d’évaluation multicritère.
  • Rédaction d’un rapport intermédiaire présenté à l’EPF et aux partenaires béninois.

Phase 2 – Séjour exploratoire : cartographie participative et identification des plantes locales. (4 semaines)

  • Missions dans les villages de Koussoukoingou, Boukoumbé, Natitingou.
  • Entretiens avec les populations, femmes maraîchères, chefs de villages, artisans, agents communaux.
  • Mesures hydrogéologiques simples (tests de perméabilité, qualité d’eau, observation des zones de ruissellement).
  • Sélection participative de 2 à 3 sites pilotes.

Phase 3 – Conception et prototypage : réalisation et test des prototypes phyto-biologiques et biomécaniques. (3 à 6 mois en fonction des solutions retenues)

  • Réalisation des prototypes en matériaux locaux (argile, bambou, bidons recyclés, etc.).
  • Test de filtration et stockage de l’eau, surveillance bactériologique (en partenariat avec un laboratoire béninois).
  • Formation des relais communautaires à la maintenance et à l’évaluation.

Phase 4 – Formation communautaire : formation d’équipes villageoises et transfert de savoir-faire. (à définir en fonction des solutions retenues)

Phase 5 – Capitalisation : guide bilingue, diffusion open source et documentaire de restitution.

  • Rédaction d’un guide illustré bilingue (français / fon / ditammari).
  • Présentation des résultats à l’EPF et aux partenaires béninois.
  • Propositions d’extension dans d’autres villages et régions.

6. Livrables attendus

  • Base de données des plantes locales filtrantes.
  • Fiches techniques illustrées (Moringa, biochar, cascade de réoxygénation, etc.).
  • Guide pédagogique « L’eau et les plantes ».
  • Rapport technique et guide de réplication.

7. Apports pédagogiques et scientifiques

Les étudiants EPF participent à une recherche-action sur la modélisation des flux hydriques, la cinétique de décontamination, et l’évaluation des impacts sociaux et environnementaux. Chaque groupe produira un rapport et un mémoire validant l’expérience.

8. Valeur ajoutée et impacts

Le projet allie sobriété technologique et efficacité écologique. Il valorise les savoirs locaux, réduit la dépendance aux importations, et renforce les compétences villageoises. Les impacts sont :

  • Réduction des maladies hydriques, amélioration de la santé et du temps disponible pour les femmes et enfants.
  • Réduction du coût d’accès à l’eau.
  • Création d’emplois de maintenance locale.
  • Amélioration de la résilience environnementale, valorisation des matériaux locaux et recyclés, protection des ressources en eau.
  • Education : formation pratique d’ingénieurs responsables, au Bénin et en France, et sensibilisation des communautés à la gestion de l’eau.

9. Perspectives à long terme

Le projet servira de base à la création d’une coopérative communautaire « Eau et Plantes de l’Atakora », productrice de kits bio-sable, biochar et plants de vétiver, … . Il constituera une plateforme de référence pour l’innovation hydrique durable au Bénin et en Afrique de l’Ouest.

10. Gouvernance

Un comité de pilotage sera créé pour toute la durée du projet, et sera constitué de :

  • Le président d’EPPIS – France, qui sera également référent pour l’école EPF
  • Le directeur de la société
  • Le président de l’association Wadagbé
  • Un représentant des apprentis ingénieurs de l’EPF
  • Un représentant de l’école EPF, si elle désire soutenir le projet.

Quelques initiatives intéressantes

Quelques technologies intéressantes, mais qui nécessitent une adaptation pour devenir accessibles au niveau local.

  • https://www.facebook.com/share/r/15T2XWbFPT/ : Jean-Paul Augereau, ancien ingénieur, a tout quitté pour lancer les fontaines Safe Water Cube
  • https://www.facebook.com/share/r/fr2JfmmPZE5472SC/ : le fonctionnement des water seers

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